Un arrêté du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel, reconnaît de nombreuses communes en état de catastrophe naturelle pour différents phénomènes (sécheresse, inondations, mouvements de terrain). Si vous êtes propriétaire, locataire, vendeur ou acheteur d’un logement dans l’une de ces communes, cette information peut avoir un impact sur votre état des risques (ERP) et, plus largement, sur votre projet immobilier.
Comment savoir si votre commune figure dans cette liste, pour quel type de catastrophe elle est reconnue, et sur quelle période ? Voici ce que dit ce texte officiel et comment l’aborder en tant que particulier.
L’arrêté du 11 septembre 2026, référencé sous le numéro NOR INTE2623922A et publié au Journal officiel, porte reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour plusieurs types de phénomènes naturels. Il s’inscrit dans le domaine de l’état des risques et pollutions (ERP) et de l’environnement.
Concrètement, ce texte dresse, dans son annexe I, la liste des communes reconnues en état de catastrophe naturelle, en précisant :
La période de reconnaissance s’étend, selon les territoires, du 1er janvier 2025 au 25 juillet 2026. Cela signifie que, pour les communes listées, les événements intervenus durant cette plage de dates peuvent être couverts par cet état de catastrophe naturelle, avec des dates précises fixées commune par commune dans l’annexe.
L’arrêté distingue quatre grands types de phénomènes naturels, chacun concernant un ensemble de départements et de communes.
Le premier phénomène visé est celui des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols. Il s’agit notamment des tassements et gonflements du sol qui peuvent provoquer des fissures dans les bâtiments.
Pour ce type de phénomène, l’annexe mentionne des communes situées dans plusieurs départements, par exemple :
Le texte reconnaît également des inondations et coulées de boue dans un grand nombre de départements. Parmi eux, on trouve notamment :
Des mouvements de terrains indépendants de la sécheresse géotechnique (glissements, éboulements, etc.) sont aussi reconnus comme catastrophes naturelles dans plusieurs départements, par exemple :
Enfin, l’arrêté vise des inondations liées à la remontée de nappe phréatique dans certains départements, notamment :
Ce texte ne s’adresse pas directement à vous en tant que particulier, mais il a des conséquences possibles sur la vie de votre logement et sur les informations à connaître lors d’une vente ou d’une location.
En règle générale, la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour une commune :
Si votre logement se trouve dans une commune listée pour la sécheresse, par exemple, cela signifie que cette commune a officiellement été reconnue comme touchée par des mouvements de terrain liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols sur la période précisée par l’arrêté.
L’arrêté fixe une période globale qui va du 1er janvier 2025 au 25 juillet 2026. Attention, cela ne veut pas dire que toutes les communes sont reconnues sur toute cette durée.
Pour chaque commune, l’annexe I de l’arrêté précise :
Si vous avez subi un dommage sur votre bien immobilier pendant cette période, le fait que votre commune figure ou non dans cette annexe, et pour quel phénomène, est une information importante à connaître. De même, si vous envisagez d’acheter ou de louer dans une zone concernée, cela fait partie du contexte de risque du bien.
L’arrêté ne fournit pas une carte simplifiée, mais une liste détaillée de communes dans son annexe I. Pour savoir si vous êtes concerné, il faut vérifier précisément :
En pratique, si vous êtes propriétaire, vendeur, bailleur, ou si vous envisagez un achat ou une location dans une zone potentiellement concernée, il peut être utile de vous faire accompagner pour :
L’arrêté du 11 septembre 2026 marque une nouvelle étape dans la reconnaissance officielle des catastrophes naturelles sur le territoire, pour des événements survenus entre le 1er janvier 2025 et le 25 juillet 2026. Sécheresse, inondations, coulées de boue, mouvements de terrain ou remontée de nappe phréatique : de nombreuses communes sont concernées, dans des départements comme l’Aisne, l’Ariège, la Charente, les Alpes-Maritimes, l’Aude, le Tarn, jusqu’au Val-d’Oise et à la Vendée.
Si votre bien immobilier se situe dans l’un de ces territoires, l’enjeu est de savoir précisément si votre commune figure dans l’annexe I de l’arrêté, pour quel phénomène et sur quelle période. Cela fait partie des informations de contexte à intégrer dans votre projet de vente, d’achat ou de location, notamment via l’état des risques et pollutions. Un professionnel du diagnostic immobilier peut vous aider à y voir clair et à disposer d’un ERP à jour des dernières décisions officielles.